Talking Heads – Marina Otero Verzier

Lors de cette Talking Heads d’ctobre 2019, Marina Otero Verzier évoque les projets de recherche autour de l’innovation qu’elle dirige au sein du Het Nieuwe Instituut de Rotterdam, un musée d’architecture doté d’un institut de recherche, où se croisent architecture, design et cultures digitales. Partant de l’idée que l’innovation est aussi source de conflit, elle s’intéresse aux processus d’automatisation en rapport avec l’évolution du marché du travail. Comme chercheuse, elle a consacré aussi divers travaux à la question de l’architecture temporaire, notamment des squats, qui ont été nombreux et légaux jusqu’en 2010 aux Pays-Bas. Elle fait dialoguer cette utopie du temporaire avec les formes normalisées d’impermanence des logiques capitalistes qui sont source d’une précarité croissante. Cette réflexion a notamment donné lieu à un projet présenté à la Triennale d’Architecture d’Oslo en 2016, qu’elle a co-curaté. Cette exposition baptisée After Belonging s’intéressait aux forces contradictoires de rejet des migrants et de leur cantonnement dans des structures d’accueil temporaires d’une part et, d’autre part, du développement à travers Airbnb et d’autres plateformes en ligne d’une hospitalité sans frontière. Cette question du temporaire l’a également amenée à réfléchir aux institutions artistiques, aux musées mobiles, et aux biennales d’art. Elle fait d’ailleurs partie de l’équipe curatoriale de l’édition 2020 de Manifesta à Marseille, une biennale européenne nomade, dont elle évoque les enjeux et les difficultés.

 

 

Lors de cette Talking Heads d’ctobre 2019, Marina Otero Verzier évoque les projets de recherche autour de l’innovation qu’elle dirige au sein du Het Nieuwe Instituut de Rotterdam, un musée d’architecture doté d’un institut de recherche, où se croisent architecture, design et cultures digitales. Partant de l’idée que l’innovation est aussi source de conflit, elle s’intéresse aux processus d’automatisation en rapport avec l’évolution du marché du travail. Comme chercheuse, elle a consacré aussi divers travaux à la question de l’architecture temporaire, notamment des squats, qui ont été nombreux et légaux jusqu’en 2010 aux Pays-Bas. Elle fait dialoguer cette utopie du temporaire avec les formes normalisées d’impermanence des logiques capitalistes qui sont source d’une précarité croissante. Cette réflexion a notamment donné lieu à un projet présenté à la Triennale d’Architecture d’Oslo en 2016, qu’elle a co-curaté. Cette exposition baptisée After Belonging s’intéressait aux forces contradictoires de rejet des migrants et de leur cantonnement dans des structures d’accueil temporaires d’une part et, d’autre part, du développement à travers Airbnb et d’autres plateformes en ligne d’une hospitalité sans frontière. Cette question du temporaire l’a également amenée à réfléchir aux institutions artistiques, aux musées mobiles, et aux biennales d’art. Elle fait d’ailleurs partie de l’équipe curatoriale de l’édition 2020 de Manifesta à Marseille, une biennale européenne nomade, dont elle évoque les enjeux et les difficultés.